La démographie de l'homme ne peut être abordée en termes scientifiques que dans la mesure où on la situe dans son contexte écologique global. C'est à dire dans le contexte de l'équilibre général des espèces et du rôle de l'homme vis à vis de l'évolution des espèces.
Ainsi, sur terre, l'homme constitue une biomasse bien supérieure à toute autre espèce. Le compte approximatif est facile: 5 milliards multipliés par trente kilos en moyenne, soit 150 millions de tonnes. A titre de comparaison les éléphants d'Afrique ne représentent pas plus de la deux millième partie de cette biomasse, les baleines bleues un demi millième. Ajoutez à cela la biomasse que s'approprie l'espèce humaine pour ses besoins, bétail, poissons, céréales ... et il est évident que l'homme ne laisse que des miettes aux autres espèces.
C'est pourquoi l'un des objectifs prioritaires de l'association sera de faire prendre conscience à tous les groupes de population des liaisons que l'on peut établir entre croissance démographique et gravité de la crise écologique, celle-ci ne se limitant pas, cela va de soi, à l'aspect uniquement démographique.
Cet objectif devera se traduire concrètement par l'élaboration d'une politique des populations tant locales que planétaires et bien entendu par une politique concernant les problèmes des migrations humaines.
Dans cette optique générale l'association se fixe comme tâche:
Sur le plan de l'immigration, l'association dénoncera l'hypocrisie proprement raciste et les contradictions des politiques natalistes nationalistes qui d'une manière générale s'accompagnent de politiques anti-immigrés.
Dans le respect des individus et de leur autonomie, l'association participera activement à la diffusion de l'information et à la diffusion des moyens techniques de contraception notamment dans le quart monde et le tiers monde, tout en militant pour le transfert gratuit de technologies respectant les impératifs écologiques et les aides écologiques permettant la survie des populations.
L'association travaillera en étroite collaboration et convivialité avec les autres structures dont les objectifs sont voisins des nôtres, notamment, pour la Belgique le Mouvement Démographie-Ecologie et pour la Suisse ECOPOP.
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POUR UNE POLITIQUE DEMOGRAPHIQUE FONDEE
SUR DES DONNEES OBJECTIVES.
de Jean BRIÈRE
Un vaste effort d'explication et d'information de la population est indispensable pour
qu'elle puisse comprendre et participer à une nouvelle orientation de la politique
démographique de la France.
Le gouvernement Jospin a pris l'initiative d'un plafonnement des allocations familiales
: Ce projet a soulevé une opposition générale, du PCF , des syndicats
et bien entendu du lobby familial de droite et d'extrême droite.
Le plus surprenant sont les positions natalistes de type d'extrême droite reprises par
M.Viannet CGT :
" Tout est mauvais dans cette décision, la mesure et le principe. Faire la
confusion entre politique familiale et redistributive des revenus ne peut conduire qu'à
l'impasse. C'est de la responsabilité nationale d'impulser une politique familiale
dynamique dont dépend l'avenir du pays. On ne peut pas à la fois déplorer les
perspectives d'une prochaine diminution des forces vives et du déséquilibre actifs,
retraités et mégoter sur la politique familiale".
Monsieur Viannet reprend à son compte tous les poncifs d'une politique pétainiste ....
Quant à Michèle Notat de la CFDT elle déplore à juste titre qu'il eût été préférable de
modifier le quotient familial.
Donc une décision qui apparaît comme une simple mesure conjoncturelle d'équilibre
budgétaire, sans aucune justification démographique et qui ne répond en aucune
manière aux arguments natalistes, pire elle participe à l'idéologie nataliste dans la
mesure ou l'on veut favoriser le 3ème enfant.
Nous ne répondrons pas ici à Monsieur Viannet . Nous ferons simplement remarquer
que le problème des allocations familiales n'est pas le même que celui des retraites ou
de la santé.
Si Monsieur Viannet peut craindre le développement d'un système de retraite ou de
santé privé, par désengagement de l'état, le risque n'existe nullement pour ce qui est
des allocations familiales. La politique de subvention directe à la natalité que sont les
allocations familiales et les multiples aides annexes sont en contradiction parfaite avec
une politique libérale.
En effet, tout le monde a intérêt à cotiser pour sa retraite et pour l'assurance
maladie. L'existence des mutuelles le prouve .Il est par contre difficile d'imaginer qu'un
couple sans enfant ou qu'un célibataire puisse cotiser librement en faveur des enfants
des autres.
Par ailleurs comment la CGT peut elle être favorable au quotient familial ? L'impôt
sur le revenu du fait de sa modulation en fonction du nombre de parts, constitue un
véritable impôt sur la non-procréation et favorise outrageusement les hauts revenus
prolifiques.
Dans ce domaine, la fiscalité actuelle est aux antipodes de la justice sociale dont se
réclame la CGT .
Au total le rôle de l'état doit être clarifié . Il est évident que celui-ci a pour
responsabilité d'assurer la survie des populations qui l'on mandaté, dans les meilleurs
conditions possibles . Or en France , contrairement aux affirmations des idéologues
natalistes de droite ou de gauche qui affirment à longueur d'antenne que la France est
sénescente , voire que l'Europe, "blanche" bien entendu, va disparaître ou qui
effrayent la population en clamant qu'il faut une natalité forte pour payer nos retraites,
la réalité est tout autre, la France est actuellement en état de surpopulation
absolue .
Mais de grâce que l'on cesse le chantage aux retraites , mettons les 5 millions de
chômeurs au travail et le problème de l'équilibre de la sécurité sociale se posera en
termes beaucoup plus favorables. Dans les conditions actuelles de l'emploi un
troisième enfant c'est un chômeur de plus.
Rappelons, sur le plan démographique français , que la France comptait 41.904.000
habitants en 1936, 40.519.000 en 1946, aujourd'hui elle en compte 58 millions. Une
telle croissance n'a jamais eu d'équivalent dans notre histoire et elle est proprement
insoutenable. Si une déstabilisation majeure de la situation mondiale survenait, la
France serait incapable d'assurer la survie de sa population.
Dans ces conditions, toute politique étatique qui favorise la natalité va à
l'encontre des intérêts de la population.
L'état dans une optique libérale , que nous ne partageons pas, se devrait de laisser
les couples libres de choisir le nombre de leurs enfants sans aucune incitation
nataliste par le biais de prestations économiques, d'autant qu' en France, il existe une
autorégulation de la population.
Pour une politique démographique fondée sur des données objectives.
"La politique démographique des dictatures fascistes provoque l'enthousiasme des
repopulateurs".
La priorité est de démystifier l'héritage nataliste qui continue a nier la réalité
démographique , en faisant le point sur la capacité de charge de l'hexagone, comme
cela a été fait en Suisse, et d'informer la population sur la réalité démographique et
écologique .
Sur le plan des décisions à prendre, il est évident qu'il est indispensable de modifier
totalement le système des allocation familiales . La priorité est de les fiscaliser . Il est
aberrant de faire peser ce type de charges sur les entreprises . Bien entendu il faut
pratiquer une politique redistributive. L'effort de solidarité doit s'exercer d'abord
envers les familles monoparentales, femmes seules avec enfants qui souvent, sans
emploi, se trouvent également sans logement. Dans la mesure ou le vrai problème est
celui de la surpopulation Il faut également cesser de favoriser le 3ème enfant. Pour
les familles les plus défavorisées le soutien doit être maximum dès le premier enfant et
cesser au delà du deuxième enfant .
Il faut cesser tout soutien économique nataliste de l'état notamment aux hauts
revenus ,en supprimant le quotient familial. Les économies ainsi obtenues (95
milliards) pouvant être transférées vers la création d'emplois.
Mais répétons le, la priorité des priorités est qu'il faut cesser de faire croire à la
population qu'une croissance démographique sans limite est possible.
Apportons quelques données explicatives:
Depuis longtemps, les démographes ont fait des projections qui démontrent par
l'absurde qu'une croissance illimitée de la population humaine sur une terre
nécessairement inextensible est impossible.
Toute personne douée de raison, comprend que tôt ou tard, la progression
démographique doit s'arrêter et la population humaine se stabiliser autour d'une
certaine valeur, très variable évidemment en fonction du mode de vie.
Actuellement sur le plan mondial, nous sommes dans une phase de croissance de
type exponentielle de la population terrestre.
L'espèce humaine grâce aux progrès technologiques et l'utilisation d'énergies non
renouvelables a pu s'affranchir transitoirement des contraintes d'équilibres
écologiques.
Nous citerons encore Pillet, qui dans son étude de 1994, consacre à la Suisse
Eléments d'enquête sur la capacité de charge des nations : que signifie
"surpopulation"?(*2) septembre 1991. Sur mandat de coordinateur en matière de politique
internationale des réfugiés, département fédéral des affaires étrangères, CH3003
Berne :
"En Suisse, la population actuelle représente une biomasse trois fois plus
grande que celle de tous les animaux qui vivaient sur le même territoire avant l'arrivée
de l'homme, d'autre part en Suisse également la biomasse de tous les animaux
domestiques est dix fois celle des humains, ainsi l'activité humaine a accru la
biomasse animale de 30 fois sa valeur d'équilibre".
Evidemment en modifiant
massivement l'environnement. 90 % des zones humides de la Suisse ont été drainées.
Pillet a également calculé que si l'on retient la seule production primaire terrestre, 40
% de celle-ci est appropriée par l'homme pour ses besoins. Conclusion :
"La production primaire nette totale serait complètement épuisée, si le niveau
de vie actuelle devait rester constant et que la population mondiale devait augmenter à
peine du double de ce qu'elle est aujourd'hui. En conséquence il n'y aurait plus de
place pour les espaces sauvages".
Ce sont évidemment les pays industriels qui exercent la plus grande pression sur
l'environnement. Il a été calculé qu'un accroissement de 1,5 million de la population
Européenne en 1993 exerce la même pression sur l'environnement qu'un
accroissement de 20 millions de personnes en Afrique.
Toutes les analyses sérieuses de la situation démographique montrent que partout
l'humanité a dépassé la capacité d'accueil de la planète.
Par exemple , W Ziegler conclut dans "Au point de non retour"(*3) que pour l'Allemagne le
produit de la densité de population par la consommation d'énergie doit être divisée par
10 pour restaurer l'équilibre écologique.
Nos sociétés Européennes vivent tellement au-delà de l'équilibre écologique du fait de
la densité de leur population et de leur niveau de consommation qu'il est impossible de
concevoir un retour à l'équilibre grâce à une modification du comportement, une
diminution très importante du nombre des habitants est une nécessité inéluctable.
Actuellement, en Europe sauf en France et en Irlande, la fécondité est descendue en
dessous du taux de remplacement (conseil de l'Europe 1994). Mais presque partout,
le taux de natalité est encore plus élevé que le taux de morbidité. Ainsi, pour quelques
temps encore, on peut s'attendre à l'augmentation de la population.
Par ailleurs dans beaucoup de pays Européens, l'immigration est au moins
d'importante égale à la croissance naturelle de la population.
On ne peut donc pas envisager une stabilisation de la population dans un avenir
proche tant sur le plan Européen que mondial.
Mais il est évident que la surcharge démographique actuelle ne peut durer
éternellement. Un changement radical et probablement douloureux de la façon de vivre
des pays riches et des pays pauvres est inévitable.
Autrement dit la phase de transition démographique dans laquelle sont engagés la
plupart des pays pauvres est pleine de périls et entraînera des tensions
supplémentaires quand il faudra partager des ressources vitales en voie de
raréfaction.
Le problème de l'immigration , inséparable de toute politique démographique
conséquente doit être abordé dans son contexte global .
Croire que l'on pourrait maintenir fermées nos frontières aux populations qui vivent
dans le dénuement et le désespoir, est une illusion. Il est physiquement impossible de
fermer totalement les frontières et il est impossible moralement de ne pas tenir compte
du droit d'asile au moins politique .
Toute politique demographique conséquente doit s'accompagner pour nos pays riches
d'une lutte contre notre gaspillage effréné et d'un arrêt de l'exploitation économique et
écologique des pays pauvres.
Non seulement il est nécessaire d'améliorer politiquement et économiquement les
conditions d'existence dans les pays pauvres, mais il faut également prévoir des
transferts de technologies gratuits qui leur éviteront un mode de développement
destructeurs. Enfin une politique mondiale de contrôle des naissance est une
nécessité absolue elle, passe nécessairement par une émancipation de la femme. Cliquez-ici pour retourner à l'index
QU'ENTENDONS-NOUS PAR LA CAPACITÉ DE CHARGE D'UN TERRITOIRE?
(*1) L'expression "capacité de charge", vient de la biologie, où elle désigne la population
maximum d'un espace animale qui peut subsister "indéfiniment", sur un territoire
donné: Selon Pillet pour les humains, la capacité de charge doit être perçue au travers
des contraintes exercées par l'environnement sur la possibilité d'un pays à accomplir
un développement économique qui soit soutenable en termes de population, de
consommation par tête (niveau de vie) et de développement technologique.
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(*2) Prof. Gonzague Pillet, Towards an Inquiry into the Carrying Capacity of Nations, What does Overpopulation Mean?, ÉCOSYS, Inc., Environmental Economics Consultants, Geneva, Premiere èdition Septembre 1991, deuxième éditon Août 1993: Rapport au coordinateur de la politique des refugiés internationaux, Departement des Affaires Étrangères, CH 3003 Berne, Suisse. Obtenable aussi d' ECOPOP (voir ci-dessous) en plusieurs langues. Pour revenir au texte, cliquez-ici
(*3) Wolfram Ziegler, "Au point de non retour", (Titre original: Am "Point of No Return", traduit de l'allemand par Jaqueline Vanden Driessche et Rudolf Kalman, obtenable de Mouvement Démographie-Ecologie, Bomal s/0, Belgique. Un lien pour aller vers ce mouvement se trouve en bas de cette page.
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A map of population density shows the most populated areas in the community stretch along a diagonal going from the North West of England to the industrial areas of Northern Italy, across Southern Holland, North Belgium and the Rhine-Rhur area. In the german Rhine-Rhur area, nearly 8 million people are gathered in 17 towns forming a nearly continuous zone of urbanisation. This lack of balance and harmony in the distribution of population is the result of the sudden industrial development which is accompanied, by not only considerable growth in the population of Europe but also a general shift of people from rural to urban areas. The European demographic situation nowadays has a relatively low growth rate. Projections for the next twenty years (from 1985 to 2005) foresee a growth rate of the community population of 0.2% while the world average is 3.6%. But in absolute figures European population growth is important. Between 1965 and 1988 the population increased by 30 millions.
The underlying persistency of European demographic growth is totally ignored by media and politicians of all sides, who prefer to focus on the lowering of the birth rate in most European countries, and more particularly the threshold of generation renewal, ideally 2.1 children per woman if considering a perfectly steady population with zero growth. Even that figure isn't very significant unless it is placed in relation to the global demographic dynamic, which , as far as Europe is concerned, remains centred on growth.
In fact the true indicator of the health of a population is life expectancy. In Europe, life expectancy is 71 .6 years for men and 78.2 years for women, far longer than the average expectation of life in and the world (58.3 and 61.1) but inferior to that of Japan (74.7 and 79.7).
Yet keeping (by what means ?) a high birth-rate and a long life expectancy leads to an absurd demographic explosion. In a very short time the planet would literally be covered with human beings. And at today's rate [1991], the world population is increasing by one thousand million every 13 years !
Depending on their activities and the technologies they use, it is estimated that the planet can support from 500 millions to 1000 millions people, that is to say the population density of 1810. Nowadays, through rapid multiplication, the human species occupies almost all the places favourable to life and is responsible for severe environmental degradation, including the extinction of thousands of species necessary to ecological balance. The most spectacular process is the destruction of wet tropical forests of the planet, which are inhabited by 80% of all the living species. If humans don't stop colonising the whole planet, it will remain impossible to remedy the damage.
But people do not only occupy all the inhabitable spaces, they also pollute them. Lakes, rivers, seas, air, soil, vegetation, the remaining animal-life and people are threatened by pollution. Most measures taken to protect environment merely shift the problem. For example, we know how to built fairly clean electric power-stations running on coal, except for the carbon dioxide they reject, but what about we do with the waters used in the processing of smokes and gaseous rejects?
Therefore we must fight against causes not against symptoms. The problem lies in the number of people, the high standard of living and comfort, the technologies which destroy environment. So we can't reasonably overcome the ecological crisis without a considerable reduction of the number of people. If no measures are taken, very soon it will be impossible to feed the whole world population. Needless to say, the 6 thousand million people of the year 2000 will in no way be able to enjoy an occidental way of life.
In 1985, for the 12 countries of the European community, this was the way the land was used :
The last figure growing in a very alarming way. For example, let's quote Prof. A. Tshumi's data concerning Switzerland, a country which although it doesn't belong to the European community, is really representative of the phenomenon :
Urbanised areas, which used to cover 77.888 ha in 1942 (with a living surface of 182 square meters per inhabitants), went up to 177.795 ha in 1967 (with a living surface of 293 square meters per inhabitant). Which represents a reduction of the arable land by 99.907 hs and a loss of 8%. Just like everywhere in Europe, that decrease was compensated for by a massive increase in agricultural yield. In Switzerland, yield was multiplied by 2, though at the expense of a large increase in the consumption of energy and massive use of fertilisers and pesticides. Even if demographic growth stopped right now, (which isn't the case) we must consider the fact that a large part of the population still lives in such bad living conditions that its needs are legitimately bound to grow. In other words, urbanised areas are bound to develop. All that would be, if not satisfactory, not totally disastrous, if Europe were self-sufficient. But what's the real situation?
Despite an excess in agricultural product concerning staples (wheat, milk, meat) the European community is the biggest importer of farming products, mostly tropical products and animal food. That is to say that a large part of our cattle live by food importation. As regards our needs in wood, such as sawing, panels, paper pulp, paper cardboard, the community deficit is considerable, and amounts to about 15 thousand million ECU per year, ranked second after oil products. Some of that wood comes from the destruction of tropical forests.
As for energy dependence, it amounts to about 43%. Oil remains the main source of primary energy in use (45%). The biggest energy consumers are the domestic sector, tertiary industry, and transport, the latter which increased consumption from 18% to nearly 25% between 1973 and 1985. So that Europe, in an irresponsible way, burns a raw material the shortage of which will soon be sorely felt.
For good measure let's add that Europe is heavily dependent on other countries for its industrial raw material. EEC industry depends on other countries at a rate of 100% for copper, more than 90% for iron, phosphate, nickel, 91% for antimony, 80% for aluminium and 75% for zinc. Without taking into account the ecological damage which is already irreversible and that we'll have to correct, we can infer from all these facts that European prosperity depends greatly on countries abroad. That prosperity is due to the supply of natural resources taken away from countries getting poorer and poorer while their population increases dramatically. It's a situation full of dangers in the foreseeable future. So that we may say that considering its own resources, its ecological situation and the ecological situation of the planet, Europe is absolutely overcrowded.
This is one of the basic requirements of the European greens. Obviously, any policies in favour of a high birth-rate are an ecological nonsense and directly threaten the survival of human and other populations. We need a demographic policy which respects the voluntary self-regulation seen nowadays, and makes the too prolific couples aware of their social and economic responsibilities.
Any approach to the problems of the reproduction of mankind which doesn't take scientific data into account, leads to irresponsible positions. These data are simple enough : each woman can give birth to an average of eight children. Now to start the inescapable demographic decrease, fertility has to fall below two children per woman, during that period of transition. In Europe men and women have gained that control more of less against the law. The law must quickly stop mocking the interest of mankind and personal freedoms. If man proves incapable of self-regulation, then nature will do the job itself : wars, famines, epidemics...
The people in favour of a high birth-rate must stop monopolising the media, most particularly in France. There must be a true debate about demographic problems, and people must be fully aware of the relationships between the density of population, space, the quality of the environment, and available resources in universities and secondary schools, elementary notions of human ecology must be taught. On a larger scale people responsible for the environment must stop dissociating environmental problems from demographic problems. Moreover, the increase in life expectancy together with a necessary decrease in fecundity are responsible for a change in the balance of populations, a change unknown up till now, in which the older part of the population will be represented on a large scale. No doubt this state of things will make a series of adaptations necessary. We must anticipate these adaptations from now on: the age of retirement, geriatrics, new social transfers, and so on.
Immigration is an important datum of demography. In a given space, no demographic control is possible if at the same time the problem of immigration isn't mastered. For the greens, three aspects must be considered :
The overpopulation of the third-world is such that immigration can in no way solve that problem, moreover, immigration doesn't reduce the birth-rate in poor countries. We must fight against the numerous socio-economic causes of that high birth-rate.
In order to be credible, we must give an example by condemning a policy in favour of a high birth-rate in Europe. We are responsible in many ways for the situation in the third world countries : they are crushed by their debts, and their economic structures and ways of life are destroyed by an unregulated market economy. It is acknowledged that the rise in the standard of living, real participation in society, and emancipation of women bring about a spontaneous decrease of fecundity. But we must quickly overcome the problem of pauperisation linked with a galloping demography. In numerous third world countries, political and religious leaders are aware of the urgency to stop the demographic growth, and they ask for technical and financial help, and need qualified personnel to enable couples to achieve birth-control.
In our opinion, it's urgent that these demands from the leaders or from the populations should be satisfied first of all, for birth control is essential to an improvement of public health of populations, and to a reduction in the degradation of ecosystems.
The demographic situations of the various countries of the world aren't in conflict with Europe's, they are simply at different stages of (demographic) evolution. The demographic problem is a global problem. We think it's time that, on a European level, a committee should be created, to examine all demographic problems. Its first task should be to elaborate a common European demographic policy taking ecologic limits into account. Once again, the demographic problem is the biggest problem : pollution is first of all the number of human beings.
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Il ne peut exister de politique dite familiale rationnelle et responsable sans tenir compte
des données démographiques et écologiques.
Pour cela il est urgent que l'état et le gouvernement prennent l'initiative d'évaluer les
capacités de charge (*1) de la France d'abord, mais également de l'Europe et du monde.
Plafond de 25.000 F (net avant abattement) pour un ménage avec deux enfants.
Il
serait relevé de 4000 F par enfant supplémentaire. Les familles dont les deux parents
travaillent bénéficieraient d'un relèvement du seuil de 3000 F de même que les familles
monoparentales.
Extrait du bulletin de l'alliance nationale pour l'accroissement de la
population française , décembre 1933.
Exemple: Les calculs d'extrapolations effectués à partir d'un taux de natalité constant
et égal au taux actuel ferait que nous serions 28 milliards en 2070. En l'an 3000 on
serait 1 milliard de milliards d'habitants , un habitant au mètre carré terrestre!
IN FAVOUR OF A EUROPEAN POPULATION POLICY
A Demographically Increasing Europe
by Jean Brière
(written in 1991)
With 322 millions inhabitants in 1985, the European community represents 6.7% of the world population. Europeans are more numerous than Russians (279 millions inhabitants), North Americans (239 millions), Japanese (121 millions), with an average of 143 inhabitants per square km. The European density is one of the highest in the world (USA : density 26, USSR density 12). In Europe itself, there are huge disparities, with an extremely high density of 352 per square km in the Netherlands, 323 in Belgium, 245 in Denmark.
TOWARD A NEW TYPE OF DEMOGRAPHIC BALANCE
We have also to address the problem of the ageing of the population. Everybody knows the constant, threat uttered by supporters from all sides of a rising birth - rate : who is going to pay our pensions ? (answer being : the more kids the more unemployed people). That « ageing process » is of course due to the rise in life expectancy. There is no other way to rejuvenate population than to reduce life expectancy which means going back to the situation before the demographic transition : a high death rate, a high birth-rate, a short life expectancy, Nobody can wish for such a reversion.
DEMOGRAPHIC GROWTH : A KEY ELEMENT IN THE ECOLOGICAL CRISIS
By definition, a balance between number of people and the power of the territory and available resources to sustain them is central to the ecological viewpoint. The question is : how many human beings can reasonably live on earth without those ruining ecological balances, without perturbing the evolution of life on earth on a long term ?
EUROPE: AN ABSOLUTELY OVERPOPULATED TERRITORY
In this context, we must consider that Europe, despite a few areas of poverty, lives on the whole quite beyond its means, dilapidating its nourishing earth with a total recklessness. Developed sites and communication routes are built on arable lands, which are still widely considered as reserved for future building and development.
EUROPE IS IN A STATE OF PERFUSION
WE MUST QUICKLY ELABORATE A EUROPEAN DEMOGRAPHIC POLICY ROOTED IN OBJECTIVE BASES.
DEMOGRAPHY AND IMMIGRATION
CONCLUSION
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